Être présent avec ses enfants, leur donner le meilleur exemple tout en n’étant pas affecté par leurs humeurs.

Une utopie ? Pas vraiment…

Le cercle vicieux de la frustration

Les enfants ont ce don de nous émerveiller, de nous surprendre et de nous énerver ! Il est facile de se laisser “manipuler” par les enfants et d’éprouver de terribles colères. En tout cas, nous avons l’habitude d’y penser en ces termes.

Quand nous sommes constamment entourés de cris, de bruits, de disputes, il est difficile de prendre du recul. Nous nous noyons dans la bouteille et ne voyons plus l’étiquette.

La réalité est que, parfois, nous n’éprouvons pas le plaisir d’être parent. Parfois, nous aimerions juste ne pas avoir d’enfants.

Puis, nous culpabilisons du fait de ne pas vouloir passer du temps avec eux, de ne pas les aimer.

C’est un cercle vicieux.

Changement de perspective

Quand vous n’allez pas bien, vous n’allez pas partager vos problèmes avec des inconnus. Vous allez voir la personne la plus proche.

Vos enfants déchargent leurs émotions auprès de vous car vous êtes la personne la plus proche pour eux. C’est un privilège.

Cela dit, c’est dans l’intérêt de votre santé mentale que de ne pas vous laisser “infecter” par les humeurs de vos enfants. Vous pouvez accueillir leurs émotions en les laissant vous traverser, mais sans les laisser s’accumuler, s’attarder en vous. Un arbre doit rester solide pour protéger les petits oiseaux du vents et de la pluie. S’il est lui-même déraciné, il ne leur sera d’aucune utilité.

Quand les enfants se chamaillent, vous mettre en colère ne les calmera pas. Quand ils partagent leur peine, votre tristesse ne les aidera pas. Si un enfant ne se sent pas entouré d’une affection profonde, il prendra de la distance.

Pour leur donner cette affection, nous devons d’abord l’avoir pour nous-mêmes.

Vers une sérénité

Afin de nous transformer et transformer nos relations avec notre entourage, nous devons nous regarder en face, sans jugement. Nous devons accepter pleinement ce que nous éprouvons, de la culpabilité, de la haine, de la jalousie, de l’indifférence…

Être parent est intense et il n’existe pas de norme idéale.

En étant patient avec nous-mêmes, nous apprenons à reconnaître nos ressources internes pour, à un moment compliqué, faire preuve d’empathie envers nous-mêmes et envers nos enfants.