La coopération est un gage de sérénité. Lorsque les enfants coopèrent, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes… L’ambiance est détendue, sereine. Un climat de respect mutuel s’installe. Pourrait-on parler de bonheur ?

Je vous propose 7 astuces pour vous aider à y parvenir… (à la coopération en tout cas!!!)

1. Offrez des choix (limités) à vos enfants

En offrant quotidiennement des choix aux enfants (2 ou 3), vous leur apprenez à prendre des décisions, à assumer les conséquences de leur choix. En deux mots à se responsabiliser! Une compétence qui leur sera utile toute leur vie. Vous les aidez à se focaliser sur ce qui est possible et non sur ce qu’ils ne peuvent pas avoir, ça redirige leur attention.

De plus, des enfants qui ont un petit pouvoir de décision au sein de leur famille, auront moins tendance à revendiquer un pouvoir total à l’adolescence (ou même avant) !!!

Exemple : (pour les petits) “Tu aimerais mettre ce pull ou celui-ci?“ ou ( pour les plus grands) “ Préfères-tu faire tes devoirs avant ou après le souper? “

2. Soyez descriptif

Personne n’aime se sentir accusé, que se soit à juste te titre ou pas. Les enfants non plus. Lorsque nous décrivons la situation au lieu de juger, d’accuser ou de critiquer, nous évitons de mettre l’enfant en position de défense, d’opposition, d’attaque ou de culpabilité. Cela évite de chercher un coupable et nous permettons ainsi à tout le monde de se concentrer sur ce qui doit être fait et d’avoir la possibilité d’y remédier.

Non seulement vous pouvez décrire ce que vous voyez mais également ce que vous ressentez.

Exemple : “ Il y a des chaussures qui trainent dans le couloir. J’aimerais qu’elles soient rangées avant le diner.“

3. Soyez bref et concis

Lors de conflits, pour que vos paroles soient efficaces, évitez d’argumenter, de vous justifier ou d’expliquer longuement la situation.

Lorsque vous souhaitez que votre enfant collabore pour quelque chose, résumez ce que vous voulez lui dire en une courte phrase, voir en un mot. Plus vous serez bref et concis et plus ce que vous direz sera percutant !

Evidement que lorsque tout va bien, le dialogue est un cadeau inestimable !

Exemple : “ Je n’accepte pas qu’on me parle de cette façon. Quand tu me parleras autrement, je te répondrai.“ ou encore plus court “ Penses à comment tu me parles.“

4. Les menaces, ça ne marchent pas

Une menace constitue pour les enfants un défi irresistible de faire ce qui a été défendu, pour vérifier le caractère sérieux des parents…

Peut être qu’au début les menaces fonctionnaient mais petit à petit il faut les augmenter jusqu’à ce qu’on arrive plus à les exécuter. Non seulement c’est inefficace mais en plus on en arrive à dire des choses que l’on regrette ou, que l’on ne peut tenir !

Petit exercice : remplacer le “si/sinon“ par “quand“, “lorsque“ ou encore “dès que“.

Pour quelle soit efficace, vous devez également penser à un facteur temps. Je m’explique : Si vous dites à votre enfant, qui vous bringue pour aller faire un tour en roller, que oui il n’y a pas de problème, il peut y aller quand il aura fini ses devoirs. Il râle mais obtempère. Le temps passe et il est plutôt occupé à lire sa BD que finir ses devoirs. Il fini néanmoins par s’y mettre et à 18h55, il les a fini. Mais… ça va être l’heure de manger. Que faites-vous ? C’est là que le facteur temps à toute son importance!

Exemple : “ Quand tu auras fais tes devoirs, tu pourra aller faire du roller. Mais n’oublie pas qu’à 19h nous mangeons et que tu devras être de retour.“

Ou : “Quand tu auras fini tes spaghettis, tu pourras aller te servir ton dessert. Par contre, quand la table sera débarassée, il ne sera plus l’heure de manger quoique ce soit.“

5. Ecrire un mot

Lorsque la communication est difficile ou lorsque vous présagez que votre demande va vous attirer les foudres de votre ado, écrivez-lui un petit mot.

Ce mode de communication est très efficace lors de tensions. Toutefois, il ne remplace évidemment en rien une bonne discussion orale.

Privilégiez-le lorsque, dans la gestion du quotidien, vous avez l’impression de répéter 100x la même chose ou encore lorsque la colère ou tout autre sentiment déborde. Le fait d’écrire fait redescendre les émotions et évite de s’en prendre à la personne d’en face.

Exemple de petit mot : “ Je mets une machine en route ce soir. Penses à tes habits, si tu veux qu’ils soient lavés.“ ou “ Je serai ravie de retrouver ce soir une table débarrassée…“

atelier gigogne6. Le conseil de famille

Ces petites réunions familiales développent ce fameux sentiment d’appartenance. Les enfants/ados sont impliqués dans les discussions, les décisions, les résolutions de conflit. Et des enfants acteurs se sentent engagés et seront beaucoup plus enclins à collaborer.

Nous avons découvert et testé le coffret “Le conseil de famille” de l’Atelier Gigogne qui est non seulement très joli mais aussi très sympa à utiliser.

Il permet de mieux structurer ce moment de partage et de le préparer en amont. Cela évite de procrastiner et d’aller droit au but. De plus, je trouve sympa d’avoir toutes nos réunions familiales consignées à un endroit ! Non seulement cela laisse une trace que nous pouvons retrouver facilement et, pour moi qui suis une championne des feuilles volantes qui trainent partout, eh bien il n’y en a plus !!!!

7. Le “crédit relationnel”

Si vous en êtes arrivé jusque là, c’est que le sujet vous intéresse !!! Les astuces nommées ci-dessus sont efficaces (bien évidemment) à condition que votre relation avec votre.vos enfant.s soit entretenue et développée. Si ce n’est pas le cas, ces astuces si pratiques soient-elles, seront et resteront des sparadraps qui ne colleront peut-être même pas..

Par conséquent, la première chose à faire, est de vous interroger sur les moments que vous passez avec vos enfants /ados. Evidement pas les moments où vous jonglez entre les activités, les courses, le travail, le chien, … Mais les VRAIS moments où vous pouvez discuter, jouer, rigoler, partager du bon temps ensemble…

Est-ce qu’il y en a ? Un peu ? Souvent ? Rarement ? Jamais ?

Quelque soit votre réponse, mais évidemment d’autant plus si la relation est fragile, prenez le temps (oui je sais que ce n’est pas forcément évident) de (re)créer, renforcer, améliorer, développer votre relation !

Exemple : Instaurez 5-10 min avant le coucher avec chacun de vos enfants pour parler de tout et de rien (mais surtout pas de choses qui fâche). Ou alors agendez 1x par semaine une activité en tournus avec chacun de vos enfants…

Vous verrez, du moment que le dialogue est là, tout peut aller de l’avant !!!

Une efficacité à long terme…

Pour que ces outils pédagogiques soient efficaces, ils doivent être mis en place quotidiennement et non pas seulement dans les moments conflictuels. Vous aurez plus d’assurance en vous entrainant et vos enfants prendront l’habitude de vos nouvelles manières de procéder.

Les changements seront parfois immédiats, parfois moins… Perséverez, ne baissez pas les bras et dites vous que tout ce que vous mettez en place sont des petites graines que vous plantez et que vous récolterez un jour ou l’autre. Soyez indulgent avec vous-même et avec vos enfants, changer ses habitudes prend du temps.

Vous souhaitez en découvrir plus ? Venez participer à une des formations HappyFamilies ou trouvez le.la coach qui pourra vous accompagner vers une meilleure dynamique familiale !